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‘STORM, SEA, BUILD, TIME, LIFE’

Paris, December 1, 2022


The cold was bitter last Thursday as we walked to the CEDRE. As in recent weeks, the surrounding streets were strangely empty. The police van had not moved, it was parked on the same pavement. All the same, many people arrived as the doors of the CEDRE opened, and there was a warm atmosphere. From 2pm, people sat down at the table and started making art.

We played with words and images. Our collection of words inspired improvised texts, written collectively, ideas and images weaving together : « The word earth reminds me of my mother », « the word night reminds me of frost »… And then, with ink stamps, more words were added to the collection : storm, sea, build, time, life… The words and texts were soon standing like a forest in front of us. Echoing the words, other images and poems arrived to expand the forest.


At the other end of the table, the depth held by images was explored by a group using tracing paper over landscapes, each one with their own style. A young man retraced his journey from Tigray to Europe, evoking memories of his stay in Portugal with drawings, colours and signposts. Another young man placed wooden letters on a forest to write « Je t’aime ». A little boy used bricks to build a school.


Words by Béatrice Athias &Muriel Bucher

Art therapy trainees with Art Refuge

From Inecat Art-Thérapie


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Le froid est piquant ce jeudi, alors que nous prenons la direction du CEDRE. Comme les semaines précédentes, les rues alentours sont étrangement vides. Le camion de police n’a pas changé de place, stationné sur l’un des trottoirs. Toutefois, beaucoup de monde arrive dès l’ouverture des portes et l’ambiance est plutôt chaleureuse, ce jeudi. Dès 14 heures, plusieurs personnes s’installent à la table et entrent en création.


Nous y avons frayé à travers les mots et les images, ce jeudi autour de la Community Table. A partir de notre fonds de mots, des textes se sont improvisés, écrits à plusieurs mains, les idées et les images se sont entremêlées : « le mot terre me rappelle ma mère », « le mot night me fait rappeler le gel »… Et puis, grâce aux tampons, la boîte à mots s’est enrichie : la tempête, mer, bâtir, temps, vie… Les mots et les textes se sont dressés et c’est comme une forêt qui s’est élevée devant nous. En écho aux mots, des images et d’autres poèmes sont venus élargir ses perspectives.


A un autre bout de la table, la profondeur des images a été explorée par plusieurs personnes qui ont déclaqué des paysages, chacune avec son style. Un jeune homme a retracé son périple du Tigré jusqu’à l’Europe et évoqué son séjour au Portugal avec des dessins, des couleurs et des panneaux indicateurs. Un autre jeune homme a posé des lettres de bois sur la photographie d’une forêt, il a écrit « je t’aime ». Un petit garçon a construit une école en briques.


Béatrice Athias et Muriel Bucher




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